Conseils d'Utilisations


Pour apprendre à connaitre et utiliser des huiles essentielles, mieux vaut choisir des huiles essentielles au parfum agréable qui apaisent ou détendent : l’orange douce, la bergamote, la lavande. Et pour l’hiver, des basiques qui purifient l’air comme l’eucalyptus globulus et l’arbre à thé.
Certains  mélanges d’huiles essentielles potentialisent les propriétés de chacune pour créer un merveilleux complexe encore plus actif.
Dans tous les cas, faites confiance à votre nez ! Pour vous détendre, c’est en humant leur parfum que vous pourrez choisir entre la lavande, l’orange douce et la mandarine rouge.


Les Huiles Essentielles au fil du temps :

Au printemps :
Pour activer localement la micro-circulation, on masse le haut des cuisses avec une huile végétale agrémentée d’une goutte d’huiles essentielles de cyprès, de citron et de sauge sclarée.

En été :
On prend dans ses bagages la menthe poivrée à respirer sur un mouchoir en cas de mal des transports, la citronnelle à déposer sur l’oreiller pour éloigner les insectes et la lavande mélangée à l’huile d’amande douce pour les piqûres d’insectes.

En automne :
On garde toujours avec soi, au bureau comme à la maison, la lavande, l’orange douce et la marjolaine à coquilles à humer sur un mouchoir dès que l’on sent le stress nous gagner.

En hiver :
Pour ne pas laisser les rhumes nous gâcher l’hiver, l'huile essentielle d’eucalyptus radiata appliquées en friction avec de l’huile végétale aident à s’en prémunir et, quand ils sont là, à mieux les surmonter.

Comment bien choisir son huile essentielle ?

D’abord en fonction de l’effet recherché : vous cherchez plutôt à vous détendre, optez pour la lavande, l’orange douce ou la marjolaine à coquilles ; l’hiver venu, vous souhaitez diffuser des huiles essentielles respiratoires, dirigez-vous vers l’eucalyptus globulus, l’arbre à thé, l’eucalyptus radiata et le ravinstara ; vous cherchez à repousser les insectes, le géranium rosat et la citronnelle sont faits pour vous !
Pour choisir la bonne huile essentielle, prêtez attention à son intitulé exact qui détermine son profil chimique et donc ses propriétés : l’eucalyptus globulus s’utilise en diffusion et a des propriétés respiratoires tandis que l’eucalyptus citriodora s’utilise en application cutanée et a des vertus anti-inflammatoires. Ayez donc le réflexe chémotype.
L’importance du chémotype :
Chaque huile essentielle a une composition particulière : elle peut contenir de 10 à 250 molécules aromatiques différentes qui sont autant de principes actifs s’équilibrant les uns par rapport aux autres. C’est dans cette combinaison, cet ensemble complexe, que réside l’action et l’efficacité des huiles essentielles. Ainsi, une molécule isolée n’aura pas le même effet qu’une huile essentielle contenant le totum (l’intégralité) de la partie aromatique de la plante. Les vertus des huiles essentielles diffèrent également en fonction de l’altitude et de l’ensoleillement. Ainsi, une même variété de plante ne donnera pas une huile essentielle aux mêmes propriétés. C’est le cas du romarin : quand il pousse en plaine, il s’enrichit en cinéol et son huile essentielle (romarin 1,8 cinéol) a des vertus respiratoires ; mais quand il se développe en altitude, il se charge en camphre et devient alors l’huile essentielle de la fatigue musculaire (romarin camphré). “Camphré”et “1,8 cinéole” sont ce que l’on appelle le chémotype, profil chimique de l’huile essentielle.


Pourquoi les huiles essentielles  sont-elles si chères ?

Il faut parfois plusieurs tonnes de plante (7 pour la mélisse, 4 à 5 de pétales de rose de Damas, 1 d’hélichryse italienne) pour produire un seul kilo d’huile essentielle ! Cette qualité et le travail des producteurs en agriculture biologique ont un prix.
Des produits précieux
Pour faire 1 kg d’huile essentielle de mélisse, il faut 7 tonnes de feuilles ! Cet exemple montre à quel point une huile essentielle concentre les propriétés de la plante. Une huile essentielle est donc un produit précieux, qui a un prix. Or les huiles essentielles disponibles sur le marché sont parfois coupées avec de la synthèse ou des produits de moindre qualité. Il est donc impératif de sélectionner des huiles essentielles d’excellente qualité, cultivées en agriculture biologique et qui ne contiennent pas de pesticides.


Comment diffuser les huiles essentielles ?

Il est important de diffuser les huiles essentielles à froid car la forte chaleur et la combustion modifient la formule chimique d’une huile essentielle et altèrent ses propriétés bienfaisantes. On privilégiera donc la diffusion par nébulisation : les huiles, transformées en micro-gouttelettes, passent dans l’air de la pièce dans leur intégralité, en préservant leurs vertus.
Pour éviter la saturation de l’air en molécules aromatiques, mieux vaut respecter le temps de diffusion indiqué sur l’appareil : pour les appareils à nébulisation, le temps conseillé est de 30 mn environ pour les grandes pièces et 15 mn pour les chambres ; pour les chambres d’enfants, il est conseillé de diffuser les huiles essentielles en leur absence.
La diffusion atmosphérique
Il est indispensable de diffuser des huiles essentielles pures (non mélangées à de l’alcool ou de l’eau) et sans les chauffer. Attention, les huiles riches en phénol sont irritantes et donc déconseillées en diffusion pure : thym, sarriette, origan, girofle, cannelle…
Pour une diffusion d’ambiance, on peut opter pour un brumisateur à ultra-sons. C’est alors la brume qui emporte dans l’air les molécules d’huiles essentielles.


Utilisation sur la peau :

Pour toutes les huiles essentielles, il est impératif de les diluer dans une huile végétale (huile végétale d'amande douce, olive…) afin de les appliquer sur la peau. De plus, certaines huiles essentielles peuvent se révéler irritantes pour la peau ou photosensibilisantes (bergamote, orange, citron…). Un test cutané, dans le pli du coude, peut être effectué pour vérifier sa propre sensibilité à une huile essentielle donnée.
Les huiles essentielles sont des concentrés très actifs. Aussi, il importe de respecter les doses, à la goutte près. De plus, au-delà d’une certaine quantité, il existe un effet de palier et les effets ne croissent plus proportionnellement à la dose.
Les doses à respecter :

En application cutanée :
• Toujours diluer l’huile essentielle dans une huile végétale :
- en massage ou en friction : 50 gouttes d’huile essentielle pour 50 ml d’huile végétale (dilution de 2 % environ),
- pour le visage : 15 gouttes pour 50 ml (dilution de moins de 1 %).

En inhalation :
• Verser 10 gouttes d’huiles essentielles pures dans l’eau chaude à inhaler pendant 5 minutes.
Dans le bain :
• Ne jamais utiliser les huiles essentielles pures dans le bain (cela peut provoquer irritations voire brûlures). Les diluer dans du lait, du miel ou tout autre dispersant à raison de 100 gouttes pour 50 ml (dilution de 5 %
environ).


Pour les enfants et la femme enceinte :

En-dessous de 3 ans, pas d’huile essentielle pour les enfants ! Entre 3 et 12 ans, on divise toutes les doses par deux. Par précaution, on privilégie les huiles essentielles douces comme les agrumes ou les synergies à diffuser conçues spécialement pour les enfants.
Enfants et femmes enceintes : précautions à prendre
Pour les huiles essentielles comme pour la plupart des substances actives, on ne possède pas de recul concernant leur impact sur le développement de l’embryon. Aussi, par précaution, toutes les huiles essentielles sont déconseillées chez la femme enceinte et l’enfant de moins de 3 ans, sauf avis contraire d’un thérapeute compétent.